Blog Fourqueux Mareil

POURQUOI CE BLOG ? Ce blog est destiné à partager l’histoire de Fourqueux et de Mareil-Marly. Il a aussi pour but d’être un relais d’information concernant le présent et l’avenir de nos deux communes. FUSION : En décembre 2017, l’annonce des fiançailles de Saint-Germain-en-Laye, l’Etang-la-ville, Fourqueux et Mareil-Marly en vue d’aboutir à un mariage le 1er janvier […]

PLU St Germain : Article paru sur « actu78 » daté du 12/11/78

Yvelines. Le futur Plan local d’urbanisme de Saint-Germain-en-Laye ne fait pas l’unanimité

Jusqu’au samedi 17 novembre, une enquête publique porte sur la révision du Plan Local d’Urbanisme de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). Un projet qui fait l’objet de critiques.

|Modifié le 12 Nov 18 à 16:04
Le Plu régit notamment l'utilisation des sols, et détermine les règles de construction applicables à toute la ville de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).Le Plu régit notamment l’utilisation des sols, et détermine les règles de construction applicables à toute la ville de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). (©Philippe Roudeillat / 78actu)

Les Saint-Germanois ont jusqu’au samedi 17 novembre inclus pour se pencher sur l’enquête publique mise en place dans le cadre de la procédure de révision générale du Plan Local d’Urbanisme (PLU). Cette enquête est une occasion de consulter mais surtout de donner son avis sur ce document dont les habitants ne perçoivent pas toujours l’importance. Il faut donc rappeler que le Plu « régit l’utilisation des sols, détermine des règles de construction applicables à toute la ville et fixe pour les années à venir des objectifs pour tous, dans une perspective de développement durable ». C’est lui, par exemple, qui dit ce que le propriétaire d’une maison à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) pourra ou ne pourra pas faire, comme transformation, et ce, en fonction du secteur de la commune ou le bien se situe.

« Un plan erroné »

Le document soumis à enquête est le projet arrêté lors du conseil municipal du 27 juin dernier. Une séance au cours de laquelle certaines voix s’étaient élevées dans l’opposition, notamment au sein du groupe de droite Agir pour Saint-Germain-en-Laye pour dénoncer cette mouture. Des reproches réitérés au sein de la rubrique « Libres opinions » du dernier journal publié par la Ville sous la signature de ses membres Anne Gommier, Patrick Lazard, Monique Dumont et Pierre Degeorge.

Ces élus émettent tout d’abord de sérieuses critiques sur le document lui-même en relevant qu’il contiendrait des erreurs. Ainsi, le fond de carte sur lequel apparaît le découpage des différentes zones, serait erroné.

La place Pompidou n’est pas sur le plan, l’étude n’étant pas partie du Plu de 2005 », relèvent-ils à titre d’exemple. Le nouveau découpage des zones, réalisé à l’occasion de cette révision, fait lui aussi l’objet de critiques. Ce dernier est présenté comme « parfois contestable » et chirurgical.

« Les maisons ne peuvent plus être démolies »

L’un des gros points d’achoppement tient également au classement « bâti à protéger » appliqué à un certain nombre de propriétés et apparaissant en couleur rose dans le Plu.

Cela signifie que les maisons ne peuvent plus être démolies et cela peut diminuer leur valeur de façon importante, explique-t-on du côté du groupe Agir pour Saint-Germain-en-Laye. Il a suffi que ces maisons aient un peu de pierre meulière pour qu’elles soient classées. Or, toutes les maisons en meulière n’ont pas forcément un vrai cachet. La pierre meulière creuse ou caverneuse est très humide, aussi pour isoler cela n’est possible que par l’intérieur et lorsque ce sont des pièces petites dans certaines maisons de petit format, cela est difficile. Empêcher définitivement un renouvellement urbain pour certaines de ces maisons est une hérésie qui va à l’encontre de la lutte contre le réchauffement climatique. »

« Non aux 200 logements sociaux sur le village d’Hennemont »

D’autres éléments de désaccord portent sur le développement prévu dans la zone UB qui permettrait, selon eux, des hauteurs de 21 mètres sur certaines parcelles. Une possibilité qu’ils rejettent tout comme à l’Orientation d’aménagement programmé (Oap) sur le village d’Hennemont qui programmerait la construction de « 200 logements sociaux ».

Une lecture du futur Plu que conteste Marillys Macé, la maire adjointe chargée de l’Urbanisme (voir ci-dessous)

Marillys Macé, rappelle que l’arrêt du Plu, lors du conseil municipal du mois de juin, a été approuvé par 39 élus sur les 43.Marillys Macé, rappelle que l’arrêt du Plu, lors du conseil municipal du mois de juin, a été approuvé par 39 élus sur les 43. (©Philippe Roudeillat / 78actu)

La Ville répond aux critiques

Face aux critiques émises sur le projet de Plu, nous avons sollicité Marillys Macé, la maire adjointe chargée de l’urbanisme.

D’entrée, l’élue souhaite rappeler que l’approbation de l’arrêt du Plu, lors du conseil municipal du mois de juin, s’est fait au-delà du groupe majoritaire. « Il y a 39 élus sur les 43 qui ont jugé que la stratégie qu’il dessinait pour Saint-Germain était la bonne pour maîtriser son urbanisation. Cette stratégie doit, en même temps, faciliter l’implantation de nouveaux logements et de nouveaux emplois – car nous avons des injonctions des pouvoirs publics – et offrir une qualité de vie qui soit la meilleure possible. Après l’enquête publique, il y aura le rapport du commissaire enquêteur qui est une autorité indépendante, mais nous avons toujours été sereins vis-à-vis de cette enquête. Nous avons fait une large publicité pour que le plus grand nombre d’habitants s’y rendent. C’est un moment de démocratie participative auquel nous tenons. Il y a encore des choses qui peuvent évoluer. Il ne faut pas inquiéter outre mesure les Saint-Germanois.

Erreurs sur la carte

Nous savons que nous avons encore un peu de travail à faire avec le cabinet sur le côté graphique et nous le ferons, car nous avons aussi repéré qu’il y a des choses qui ne sont pas encore au point.

Le découpage des zones

Quand on découpe des zones, cela définit des conditions de construction et d’aménagement. Nous avons un contexte national qui est la lutte contre l’étalement urbain. La règle maintenant, c’est de faire de la densification. Dans chaque zone, il a fallu analyser les capacités de densification, mais en même temps, voir comment elles vont offrir un cadre de vie qui soit toujours acceptable. Nous avons regardé les paysages urbains. Il a fallu inscrire des mutations possibles. On ne dit pas qu’elles se feront d’ailleurs. Nous avons fait un travail de dentelle.

La question des hauteurs

Concernant la zone UB qui est mise en exergue, elle englobe des extensions de la ville historique comme le Bel Air ou Pereire. On s’aperçoit quand on a des bâtis qui se côtoient avec des densités hétérogènes et en ordre discontinu, on a du haut, du bas, du moyen et même du très haut du côté du Bel Air. On ne va pas faire exploser ce qui est construit, donc il faut aller dans le raisonnable en essayant de rattraper le paysage urbain. Pour rattraper ces endroits un peu disloqués par des hauteurs hétérogènes, on propose que l’on puisse construire, parfois jusqu’à 21 mètres, sans que cela soit des hauteurs incroyables car cela correspond à 5 étages plus combles avec un retrait. Cela nous permet aussi de répondre à la demande de logements supplémentaires.

Les bâtis à protéger

La révision nous a permis aussi de nous pencher sur un patrimoine qui est moins évident que celui du centre historique. Quand on s’en éloigne, on s’aperçoit qu’il y a aussi des bâtis du XIXe, XXe, mais aussi du XXIe, qui commencent à être intéressants. Il y a des éléments architecturaux qui sont intéressants à toutes les époques et nous avons répertorié tout cela. Nous l’avons fait pour nous intéresser à ce patrimoine, mais aussi dans une autre démarche. En effet, on s’est aperçu que les règles des nouveaux Plu permettaient aussi, en répertoriant les bâtis, d’avoir un périmètre de protection non seulement pour le bâti, mais aussi pour ce qui l’entourait. On ne peut pas détruire le bâti protégé, mais cela ne l’empêche pas d’évoluer. Cela ne le fige pas complètement. Si quelqu’un veut mettre une petite extension, il pourra faire sa demande et le propriétaire d’une maison peut continuer à vendre son bien. Je dirais même que le fait qu’il y ait un élément architectural, qui est reconnu, peut lui faire prendre de la valeur. En revanche, cela va mettre un frein à la spéculation des promoteurs qui harcèlent de plus en plus les propriétaires pour acheter plusieurs maisons et faire un collectif qui ne sera pas approprié. Nous avons travaillé dans l’intérêt général.

Orientation d’aménagement programmé (Oap) sur le village d’Hennemont

Le village d’Hennemont a été une grande opération expérimentale dans les années 50 pour mettre du collectif en site boisé. C’est donc un site qui est globalement à protéger. Mais, dans sa partie nord, il y a des boxs pour les voitures qui sont en très mauvais états et qui n’ont pas l’air de servir. Donc, on se dit que l’on peut répondre à la demande des pouvoirs publics pour créer des logements tout en conservant la qualité de vie et en ne touchant pas aux espaces naturels. Le Ministère de la Défense, lui, préfère rester dans un entre soi et préfère ne pas construire. Là, il y a peut-être une cohérence à avoir au niveau de l’État. Nous souhaiterions aussi que cet endroit soit beaucoup plus ouvert au reste des Saint-Germanois. Quand certaines personnes parlent de 200 logements sociaux, moi ce n’est pas le chiffre que j’ai en tête. J’étais plus sur une centaine. J’aimerais rappeler qu’il y a 24 000 Saint-Germanois qui pourraient prétendre à un logement à prix abordable et qui pourraient donc bénéficier d’un logement au village d’Hennemont. »

Comment participer à l’enquête publique

– Au centre administratif
Lundi, de 8h30 à 12h et de 13h à 16h. Du mardi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 17h30. Le samedi matin de 9h à 12h30.
– En ligne
Sur le site Internet de la commune http://www.saintgermainenlaye.fr sur la page web consacrée à la révision générale du Plu
Commissaire-enquêteur
– Reinhard Felgentreff, commissaire-enquêteur, recevra au centre administratif, le samedi 17 novembre, de 9h à 12h. Pendant toute la durée de l’enquête, les Saint-Germanois peuvent adresser des courriers à l’intention du commissaire enquêteur en mairie ou par courriel à l’adresse suivante : revision-plu-saint-germain-en-laye@enquetepublique.net Le rapport et les conclusions seront transmis au maire de Saint-Germain-en-Laye dans le délai d’un mois et pourront être consultés au centre administratif à l’issu de l’enquête. Contact : Direction de l’Urbanisme au 01 30 87 23 40 ou urbanisme@saintgermainenlaye.fr

– Une association créée un site dédié
L’association Ensemble pour l’environnement de Saint-Germain-en-Laye et de sa région a créé un site Internet consacré à ce PLU sur lequel ses membres proposent « une grille de lecture, par quartiers ou grands thèmes, pour en comprendre les impacts. » À découvrir à l’adresse www.sg-plu.fr

Fourqueux : Article « Le Parisien » sur la manifestation du 10/11/18

Fourqueux : les opposants à la fusion avec Saint-Germain battent le pavé

Sébastien Birden
11 novembre 2018, 14h55
Fourqueux, ce samedi. Les opposants à la fusion de Fourqueux et Saint-Germain ont fait savoir leur mécontentement à grands coups de slogans. LP/Sébastien Birden

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi devant la mairie, quelques jours avant un conseil municipal décisif.

Pancartes en main et rubans jaunes et bleus aux couleurs de la ville de 4 000 habitants accrochés à la boutonnière, près de 300 personnes se sont réunies devant la mairie à l’appel du collectif Sauvons Fourqueux, à un peu plus d’une semaine du conseil municipal qui doit acter définitivement ou non la création d’une commune nouvelle.

« Du jamais-vu ici », constate Bertrand qui refuse l’idée « que Fourqueux devienne un quartier excentré de Saint-Germain » et qui dit avoir l’impression « de se faire racketter ». Un peu partout, les bons mots fusent, notamment sur les pancartes. Comme ces « Non à la colonisation de Fourqueux », « Fourqueux n’est pas à vendre » ou encore « Touche pas à mon village ».

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Le rassemblement était initié par le collectif Sauvons Fourqueux. LP/S.B.

Grégory et Alexandre, respectivement âgés de 21 et 18 ans, disent eux aussi craindre « de se faire avaler » par Saint-Germain. Le premier est revenu expressément de Munich (Allemagne) où il effectue ses études pour se mêler au cortège. « On habite là depuis toujours et on a adhéré dès le début à ce mouvement d’opposition », expliquent les deux frères pour qui « tout cela n’est pas clean ». Régine, qui vit là depuis 19 ans, partage : « On a eu l’impression que tout était entériné dès le départ et on ne nous a jamais démontré l’intérêt général de cette opération. Alors on peut se poser des questions sur les intérêts particuliers ».

Deux des quatre villes se sont retirées du projet

Bernard Monteil, à l’initiative du collectif soutenu part l’opposition municipale, ne balaye pas si fortement que certains l’idée de la fusion mais il dit refuser « le procédé » et demander le report de la décision jugée « précipitée ». La pétition lancée par Sauvons Fourqueux a pour l’instant recueilli 1 900 signatures électroniques et 350 sur papier, remises symboliquement dans la boîte aux lettres de la mairie. « On va continuer en espérant que cela fasse réfléchir nos élus, poursuit-il. J’ai l’impression que les opinions peuvent encore changer ».

Ces dernières semaines, les deux autres villes initialement associées au projet de commune nouvelle avec Saint-Germain ont finalement décidé de se retirer : L’Etang-la-Ville la première en raison d’un « manque d’adhésion de la population » et Mareil-Marly suite à des élections municipales ayant vu la victoire des opposants au projet. Le conseil municipal de Fourqueux est prévu lundi prochain à 20 h 30.

Adrien Louis de la Porte Du Castellier

Avant la révolution la paroisse de Fourqueux dépendait de l’Evêché de Chartres et relevait de l’Abbaye de Coulombs. Le prêtre de la paroisse était alors un dénommé Laval à la réputation douteuse qui avait prêté serment à la constitution le 23/01/1791 reconnaissant entre autre, que la paroisse de Fourqueux était rattachée administrativement au département de Seine et Oise et à l’obédience de l’Evêque de Versailles. Cet évêque choisi d’ailleurs, Laval pour le suppléer dans son ministère. Fourqueux et Mareil-Marly dépendent du District de StGermain en Laye.

En remplacement du curé Laval, fut nommé un ex-chanoine du non de Adrien Louis de la Porte Du Castellier. Ce religieux n’était pas inconnu des Foulqueusiens, puisqu’il avait exercé auparavant au Prieuré d’Hennemont (devenu un quartier de St Germain en Laye), où il a eu maille à partir avec le District, qu’il accusait haut et fort en tant que prieur, d’ingérence dans les affaires du Prieuré et ensuite il avait exerçait dans la paroisse de St Léger en laye en tant que prieur curé, petite commune de 264 habitants dont le Maire était le citoyen Poivre (devenu également un quartier de St Germain en Laye).(1)

Ce prêtre était décrit comme très grand et un peu voûté, la figure piquée de petite vérole, il était  connu pour son courage et sa sincérité, son imagination débordante, son esprit peu pondéré et son caractère remuant et instable. On sait de lui qu’il était né à Lisieux le 29/07/1744 et qu’il était entré dans les ordres en 1763, à l’âge de 19 ans. Son père Georges Adrien (décédé le 24/03/1781) était écuyer « Bourgeois de Lisieux » et a été inhumé dans l’église d’Hennemont.

Il était « acquis » aux idées nouvelles, et composait des «factums dans un sens patriotique » (mémoires), qu’il faisait distribuer à Paris, ce qui fut considéré par les autorités en place comme une activité subversive et il fut invité à quitter la région.

C’est à cette occasion qu’il séjourna en hollande de 1781 à 1790, puis on le retrouve à l’Abbaye d’Herivaux près de  Luzarches où il exerce la fonction de procureur et où il procède aux opérations de liquidation de ce monastère, (certains l’accuseront de vouloir servir le monastère à des fins personnelles)

Dès lors que la liquidation de ce monastère est réalisée, il se retrouve sans emploi ne disposant que d’une faible pension de 900 livres c’est alors qu’il devient prieur d’Hennemont puis qu’il accepte la cure de St Léger, et enfin celle de Fourqueux en novembre 1792.

A cette même époque (1792),  il y a à Mareil-Marly, un curé nommé Balfourier qui occupe le presbytère (situé à l’emplacement de la mairie actuelle). Mais celui-ci ne s’entend pas avec la municipalité et encore moins avec la population qui lui préfère un capucin du nom de Christophe. Les Mareillois voudraient qu’il soit logé dans une partie du presbytère, ce que refuse Balfourier, et au final voudraient qu’il remplace ce curé.  La situation s’envenime et est portée devant le Directoire qui très embarrassé choisi en fait de ne prendre aucune décision. Finalement, la population Mareilloise très excitée contre le curé Balfourier, le menace de mort et l’oblige à fuir et ainsi à quitter sa cure. En 1793, le directoire ordonne au prêtre Balfourier, par deux fois, de regagner sa cure mais celui-ci refuse arguant que sa vie est menacée ; on déclare alors officiellement la cure vacante. Le Directoire qui ne manquera pas de lui recommander de ne plus retourner à Mareil car il ne pourrait pas le protéger contre la fureur publique. Les Mareillois ne disposant plus de curé dans leur paroisse, se retrouvent donc dans l’obligation de pratiquer à Fourqueux (le capucin ayant lui aussi préféré disparaître).

C’est en novembre 1793, que le District de St Germain en Laye se prononce pour la suppression du culte.

Hors le curé de Fourqueux s’obstine à célébrer chaque dimanche le service divin et à faire sonner les cloches à toutes volées de telle sorte que celles-ci sont entendues jusqu’à « Montagne Bon Air » nouveau nom de Saint Germain en Laye (2). Le Comité de Surveillance de Montagne Bon Air profère alors maintes menaces et accusations contre l’obstination du curé. Ils l’accusent entre autre de fanatisme, de patriotisme exalté, l’accuse d’être un compositeur de texte contre la tyrannie et lui rappelle qu’il a déjà été proscrit en 1781 ! mais celui-ci n’en a cure car il prêche une nouvelle doctrine partagée par ses paroissiens de Fourqueux et Mareil-Marly : « du ciel ouvert à tout l’univers », d’où seront exclus le dogme de l’enfer et celui du démon. (3)

Le matin du 25 décembre 1793 les cloches retentissent à nouveau pour la grande messe de Noel, la foule y est très nombreuse, tous les habitants et officiers municipaux de Fourqueux et de Mareil Marly revêtus de leurs écharpes sont présents et aucun de ses paroissiens n’y trouve à redire.

A l’exception de l’instituteur de Mareil-Marly seul détracteur des théories de Du Castellier qui n’a de cesse que de mettre un terme à cette situation et de le dénoncer auprès des autorités St Germanoise.

Donc, ce 25 décembre 1793, vers 22 heures dans la taverne d’Andre Pierre Beauvais à l’entrée de Fourqueux (café de la Croix Rouge actuel) les habitants présents constatent l’arrivée dans la commune de deux gendarmes suivis des dénommés Henebert et Leger, tous deux membres du Comité de Surveillance de « Montagne Bon Air » qui se rendent à Fourqueux avec pour mission d’arrêter le curé, d’apposer les scellés sur le presbytère et de saisir tous les écrits compromettants.

Ces deux membres du Comité de Surveillance accompagnés des gendarmes se rendent au domicile du Maire de Fourqueux,  Jacques Parise (4) qui est réveillé et sommé de les accompagner au presbytère où ils trouvent porte close. Le prêtre est introuvable (a-t-il été prévenu ?). Les gendarmes forcent la porte et saisissent tous les documents, apposent les scellés puis ils décident de perquisitionner toutes les habitations environnantes dans le but de retrouver le prêtre.

Deux habitants de Fourqueux, Jean Denis Lecomte et Jean Baptiste Hebert se ruent alors vers l’église et font sonner le tocsin en pleine nuit pour donner l’alerte. Toute la population de Fourqueux et Mareil-Marly est ameutée et rapidement une foule grossissante s’amasse devant le presbytère pour entourer le curé subitement réapparu, des armes pointes  parmi les habitants ….

Les gendarmes parviennent toutefois à faire cesser le tocsin qui génère un son hallucinant et comprenant la situation décident de ne pas procéder à l’arrestation du curé et décident de se retirer de la commune.

Dés le matin du 26 décembre les habitants supplient le curé de quitter Fourqueux et d’aller se cacher. Ceux ci sont effrayés par leur audace de la veille et du danger qui menace leur prêtre les gendarmes et les membres du Comité de Surveillance les ayant menacés d’un prompt retour pour remettre de l’ordre dans la communauté.

Ce qui fut fait dès le soir même.

Ce soir là, vers 23 heures le Maire, Charles Hurand et les officiers municipaux de St Germain, des notables et les deux commissaires se mettent en route pour se venger de l’échec de la veille, ils sont accompagnés par une véritable armée constituées de 20 gendarmes à cheval, 80 gardes nationaux et 40 soldats de l’artillerie révolutionnaire équipés d’une pièce de canon, en tout 140 hommes !

Les 12 coups de minuit sonnent lentement du clocher lorsqu’ils arrivent à Fourqueux. Ils constatent alors que tous les habitants sont reclus dans leur maison. Il n’y pas « âme qui vive » dans les rues de Fourqueux. Toute cette équipée se dirige alors vers le presbytère et n’y trouve qu’un gamin apeuré de 13 ans qui n’est autre que le domestique du prêtre, ils saisissent alors tous les papiers et procèdent à la destruction de tous les meubles. Mais ne trouve pas le prêtre qui a quitté le village.

De fureur, ils investirent toutes les maisons de Fourqueux pour procéder à des perquisitions. Ils saisissent 19 fusils, 22 sabres, de nombreux couteaux de chasse et de nombreuses épées, 36 piques, 17 pistolets, 1 hache et 2 baïonnettes emmanchées d’un pique, toutes ses armes sont remises sans résistance de la population qui n’a d’autre choix.

Reste à châtier la population puisque celle-ci s’est insurgée le 25 décembre au son du tocsin. Les officiers municipaux de St Germain décident alors de la priver de tous moyens d’exprimer sa foi. Les cloches sont descendues et brisées et les débris ramassés par les hommes d’armes pour être remise au District. Puis, la troupe triomphante reprend ensuite sa route vers « montagne bon air » emmenant toutefois avec elle une douzaine de prisonniers pour être écrouée dans les geôles du château de St Germain. Parmi les citoyens arrêtés ont trouve Jean Baptiste Hebert, Jean Jacques Beauvais et Bernard André Rousset, tous les officiers municipaux de la commune et la femme de Jean Vallée.

Le sort de ses prisonniers ne manque pas d’être inquiétant, toutefois et contre toute attente, l’accusateur public, décide qu’aucune sanction ne sera retenue, ces habitants étant reconnus comme « égarés, mais non coupables », ils seront libérés progressivement entre le 19 janvier et fin mars 1794. Cette indulgence s’explique probablement par les relations fréquentes établies entre les Foulqueusiens et les St Germanois, grâce au commerce qui unit les paysans, les maraîchers et vignerons de Fourqueux aux bourgeois de St Germain puisqu’ils sont fournisseurs et clients.

On sait que le principal instigateur de cette révolte, Adrien Louis de la Porte Du Castellier, fut arrêté à Paris le 6 janvier 1794 et enfermé à la Conciergerie. Il avait eu la mauvaise et prompte idée pour survivre de proposer aux aubergistes parisiens du vin de Fourqueux, ce qui l’amena à contacter les vignerons de la commune, mais le courrier fut intercepté par la police qui n’eut qu’à le trouver à l’adresse qu’il avait mentionné sur son courrier pour la réponse.

Adrien Louis de la Porte Du Castellier a été décapité le 25 prairial An III, (14 juin 1795).

Du Castellier était un « genovefain » (5) membre de la congrégation de France et il observait la règle de St Augustin.  Il portait une robe blanche recouverte d’un manteau noir. Lors de son élection comme curé de Fourqueux (26/11/1792) il se vantait de lutter depuis 15 ans « contre les vains efforts des tirants ».

FMPPA
(1) : « Un arrêté du district, daté du 1 pluviôse an II (20 janvier 1794), réunit à Saint-Germain la petite commune de Saint-Léger qui apporte alors un grand nombre de terres agricoles et de vignes à la cité. » La comparaison des superficies de la paroisse de St Léger (658 arpents) et de celle de St Germain (378 arpents 48 perches) montre l’importance de l’apport de Saint-Léger !
(2) : Montagne du Bon Air est le nom révolutionnaire de Saint-Germain-en-Laye, le onzième jour de Brumaire an II, c’est à dire le 1er novembre 1793. A l’automne 1793, la politique de déchristianisation entraîne le changement du nom des rues et des places publiques: la place Royale devient place de la révolution, la rue Saint-Jacques : rue de l’égalité et la rue Saint-Christophe : rue de la Liberté.
(3) : « du ciel ouvert à tout l’univers » : Extrait de l’ouvrage de Pierre Maurice Masson « La religion de Jean Jacques Rousseau »« Pour le sentir il suffit de comparer l’opuscule auquel je songe, le ciel ouvert à tout l’univers, de Dom Louis, qui fut composé et paru en 1782, avec un autre factum théologique, qui porte presque le même titre, et qui a été  publié seulement en 1768, c’est Le ciel ouvert à tout les hommes, de Pierre Cuppé. »
 (4) : Jacques François Parise (Cultivateur, né le 20/8/1746 à Fourqueux, décédé le 13/9/1799 à Fourqueux, époux de Catherine Rosalie Clerambourg, neveu de Charles Bégé), Maire de Fourqueux de 1792 à 1803, succédant à Jean Sébastien Clérambourg, 1er Maire de Fourqueux de 1791 à 1792.
(5) : La congrégation de France est une congrégation française de chanoines dont l’abbaye-mère était l’abbaye Sainte-Geneviève de Paris d’où le nom de génovéfains donné à ses membres qui observaient la règle de saint Augustin. Les chanoines portaient une robe blanche et un rochet, ainsi qu’un manteau noir hors du couvent.
CURES DE FOURQUEUX et MAREIL-MARLY : Selon les archives, un prêtre fut nommé à Fourqueux le 24/02/1803, il s’agissait de Michel Verrier qui assurera la cure jusqu’au 31/12/1804 où il fut remplacé par Charles Debut qui assura la prêtrise jusqu’en 1814, il serait mort à Fourqueux. Il fut remplacé par Etienne Nicolas Mazion. Le premier prêtre qui aura officiellement la charge des paroisses de Fourqueux et Mareil-Marly fut nommé le 27/02/1921, il s’agissait d’Alexandre Rosat.
Petit rappel historique : Le 5 octobre 1793, la Convention, pour déchristianiser la société, supprime, en imposant le calendrier républicain, les dimanches et fêtes. Noël, Pâques, Pentecôte, l’Assomption, la Toussaint disparaissent.
Elle fait enlever les noms des saints des villes, places, avenues et rues.
Par le décret du 6 novembre 1793, elle autorise les communes à supprimer les paroisses ce qui a pour effet d’anéantir l’Eglise constitutionnelle, oeuvre de la Révolution ! Notre-Dame de Paris est transformée en Temple de la raison.
Deux arrêtés prescrivent que les enterrements se feront sans prêtre et sans croix.
En décembre, les fermetures d’églises se généralisent et on descend les cloches. Enfin, les cultes catholique et protestant sont interdits.
Couvents et séminaires sont transformés en casernes et prisons ou voués à la démolition.
L’opinion publique n’adhère pas à la déchristianisation. Les gens opposent la force d’inertie aux mesures qu’ils n’admettent pas. Ils manifestent leur attachement au dimanche. Ils veulent les cloches, les processions, les pèlerinages et leurs cantiques, les fêtes votives, les statues de la Vierge Marie, des saints patrons des villages, des paroisses, des métiers, les confréries.  
Les églises resteront fermées jusqu’en 1800. 
La déchristianisation (1793/1794) http://www.histoire-en-questions.fr/revolution…/1789-pretres-refractaires-enterrements.html

Sources :

* Bulletin de la Commission des antiquités et des arts (Versailles. 1914) – 1914-1969
* Deux jurés du tribunal révolutionnaire : Vilate « le petit maître » / Alphonse Dunoyer – 1909
* Le District de Saint Germain 1792-1796 / Docteur J. Chabaud

 

FOURQUEUX : lecture du tract anonyme N°3

On n’est jamais si bien servi que par soi-même

Pour rappel : Tract anonyme émanant d’un « groupe d’habitants de Fourqueux » qui se prononce  pour la fusion et qui est censé conforter et soutenir nos élus dans leur mission. Qui finance cette communication ? Ce groupe est constitué en grande partie des adjoints qui ont été vus distribuer avec zèle à la nuit tombée, ces fameux tracts. De son côté, le Maire de Fourqueux feint la surprise de la découverte de ce tract dans sa boite aux lettres « Pas plus tard qu’hier j’ai reçu dans ma boîte aux lettres un tract d’un groupe qui se dit pour la fusion. Toute la population n’est pas contre. » (CdY 24/10/18). Abracadabrantesque …
Car Fourqueux isolé devra subir 15 à 20 % d’impôts supplémentaires :

Jusqu’à ces derniers jours, les élus de Fourqueux semblaient tous d’accord pour annoncer une hausse de 15 % de notre fiscalité, il semblerait que nous nous soyons pris 5 % de plus sans toujours aucune justification. Toutefois, nous attendons toujours l’estimation de la hausse de la fiscalité dans le cadre de la commune nouvelle (ainsi que le détail du lissage des tarifs : Restauration scolaire, quotient familial, etc …). On sait seulement que cette fiscalité sera nécessairement rehaussée après les élections municipales de 2020 mais n’avons aucune information concernant le taux qui sera retenu par le nouveau conseil municipal.Ce que l’on sait et qui a été dit par le Maire de St Germain en Laye c’est que la mise en place d’une commune nouvelle est avant tout un investissement.

Car Fourqueux isolé, continuera à subir la réduction des concours de l’Etat :

Comme toutes les communes de France….

Car Fourqueux isolé n’aura plus de réserves financières à partir de 2024 : 

Notre commune a un endettement inférieur à celui de l’Etang la Ville (Source ENEIS).  Les données communiquées par l’Adjoint aux finances de Fourqueux ne démontrent en aucun cas une commune en situation de faillite ou devant le devenir. Quant aux investissements à prévoir, ceux-ci seront financés en partie par le département et la région comme cela est déjà le cas à Fourqueux et dans d’autres communes.

Car Fourqueux isolé ne pourra pas respecter la loi SRU en matière de logements sociaux et risque à terme une pénalisation de 200 000 € par an alors que la Commune Nouvelle ne versera aucune pénalités SRU durant 3 ans et sera moins fortement (ou pas du tout) pénalisée par la suite :

Lors de la 2ème (et dernière) réunion « présentation commune nouvelle » de septembre, le 1er Adjoint nous a informé que les pénalités dues par Fourqueux en terme de déficit de logements sociaux étaient actuellement de 120 000 €/an. Sur le tableau (Etude ENEIS) « analyse des convergences sur les prélèvements de la loi SRU », on constate qu’il est indiqué que les pénalités s’élèveront « en restant isolé »à : 107 441 € pour 2019 et pour 2020, et 69 974 € pour 2021, soit une somme totale sur 3 ans de 284 856 €, qui dans le cadre de la commune nouvelle ne sera pas due par Fourqueux ! Rien à voir avec  200 000 €/an ? De deux choses l’une, soit les chiffres figurant sur l’étude ENEIS (en ligne sur les sites des Mairies) sont erronés, soit les chiffres avancés sur ce tract ne le sont que pour faire peur aux citoyens et s’apparentent à une forme de chantage et de manipulation. Ce qui est sûr, est que les logement sociaux devront dans tous les cas être construits sur le territoire de Fourqueux (que Fourqueux soit « isolé » ou en « commune nouvelle »). La commune nouvelle n’entraîne aucune exemption de construction mais seulement une dispense de pénalités durant 3 ans.

Car la commune nouvelle bénéficiera de 200 000 à 300 000 € de droits de mutation supplémentaires par an, en provenance des transactions immobilières sur Fourqueux :

« il faut avoir en tête que si Fourqueux fusionnait avec Saint-Germain, ce n’est plus Fourqueux qui toucherait les 500 000 € de droits de mutation (200 000 € actuels plus le complément de 300 000 €). Ce serait la « Commune Nouvelle » Saint-Germain-en-Laye qui obtiendrait cette somme versée au budget global de la Commune Nouvelle au même titre que les 3,7 M€ (source étude ENEIS mars 2018) que Saint-Germain touche déjà. Soit un montant global de 4,2 M €. (http://fourqueux-citoyen.fr) ». De plus, il s’agit encore  d’avoir conscience que les 300 000 € qui sont actuellement versés au département, servent à financer les participations du département aux investissements des communes.. 

Car la commune nouvelle se verra attribuer, par le département, une enveloppe d’investissement de 4 000 000 €, qui pourrait être affectée aux projets routiers partagés — rond-point du Lycée International — carrefour Berlioz, ainsi qu’à certains projets strictement fourqueusiens tels que la rénovation de l’église :

Alors là, c’est la « Française des jeux », le grand loto de la commune nouvelle, ou bien des arts divinatoires ! Qui peut prévoir que le département va attribuer une enveloppe d’investissement de 4 000 000 € pour la commune nouvelle, sous forme de « chèque en blanc » . Il serait nécessaire pour les rédacteurs de ce tract de se renseigner un tant soit peu sur les modalités d’attribution de ces enveloppes : 

Le contenu des dossiers
le dossier de demande doit comporter au minimum, pour un accord de principe :
– un imprimé de demande de subvention,
– une délibération du conseil municipal approuvant le projet, son plan de financement, l’inscription des crédits au budget en cours et demandant le soutien du Département,
– le coût détaillé du projet accompagné des devis estimatifs et descriptifs ou d’un avant-projet sommaire chiffré et détaillé ou d’un programme détaillé et chiffré,
– le plan de financement prévisionnel,
– une note explicative et descriptive de l’opération,
– plans (plan de masse, plan de situation, plans de bâtiment).
L’éligibilité des projets
Les projets doivent remplir les conditions d’éligibilité propres aux dispositifs correspondants.
Le calcul de la subvention
Sauf exception, les opérations sont subventionnées sur le coût hors taxe.
Le montant de la subvention potentielle départementale est calculé sur la base du taux de subvention applicable, soit au devis prévisionnel ou estimatif du maître d’oeuvre, soit à la dépense subventionnable lorsque le devis dépasse le plafond de travaux retenu.
Le montant minimum de subvention est celui prévu par le programme de référence.

Tout cela n’est toujours pas sérieux et démontre la faiblesse de ce projet ou personne n’est capable de mettre en avant un seul avantage tangible à se faire absorber par Saint Germain-en-Laye.

Nous ne nous permettrons pas d’émettre des hypothèses sur le nom des rédacteurs de ces tracts, toutefois nous savons qui les distribuent. Ces quelques élus qui bénévolement, pour aider ce groupe de « citoyens anonymes » créé pour les soutenir, déposent ces tracts dans nos boites aux lettres dès la nuit venue, ont, nous n’en doutons pas, pris connaissance de leur contenu et l’approuve. Que penser de ces élus incapables de défendre le projet pour lequel ils vont voter le 19 novembre prochain ?  Elus qui se cachent pour éviter de devoir s’expliquer devant la population et dont la communication est inexistante.

Nous laisserons à nos lecteurs le soin d’en tirer leur propre conclusion. Nous leur rappellerons juste que s’il ne l’ont encore fait, ils peuvent signer la pétition en ligne.

« NON A LA DISPARITION DE FOURQUEUX ». 

 

 

 

 

Fourqueux : Tribune Journal St Germain, Groupe « Agir pour St Germain » 9/11/18

Extrait tribunes :

Suivre ce lien : Journal de St Germain 9 novembre 2018 Libres Opinions Agir pour St Germain

Il est sûr que nos élus disposent d’un don leur permettant de voir dans l’avenir, ou tout simplement se dispensent de l’avis de leurs agents comme ils ignorent l’avis de leurs citoyens….. (pour info, nous sommes le 9/11/18)

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« Consulter, c’est demander à quelqu’un d’être de notre avis »

Adrien Decourcelle (1821/1892)

 

« Non à la disparition de Fourqueux » : RASSEMBLEMENT et PÉTITION

VENEZ NOMBREUX EXPRIMER VOTRE

OPPOSITION, CE SAMEDI 10 NOVEMBRE A

12 H

FACE A LA MAIRIE DE FOURQUEUX

EN

JAUNE 

ET

BLEU

CLIQUEZ SUR LE LIEN SUIVANT POUR DÉCOUVRIR LA VIDÉO :

Fulcosa Studio vous présente son 1er clip vidéo !

DÉJÀ PLUS DE 1 800 SIGNATURES INTERNET…

PLUS DE 200 SIGNATURES PAPIER …..

POUR CE FAIRE, CLIQUEZ SUR LE LIEN SUIVANT :

« NON A LA DISPARITION DE FOURQUEUX ». 

OU CONTACTER L’ADRESSE MAIL SUIVANTE : contact@fourqueux-citoyen.fr

 

 

Fourqueux : Article NEF Fourqueux

Qui se cache derrière le mystérieux RPF ?

On connaissait le RPF pour « Rassemblement pour la France », un mouvement politique créé par le Général de Gaulle en 1947 et qui n’a pas survécu à la IVe République. Mais il semble qu’un nouveau RPF ait récemment vu le jour pour « Rassemblement pour Fourqueux ».
Ce RPF a des ambitions plus limitées : soutenir le projet de fusion avec Saint-Germain-en Laye et « conforter les élus municipaux dans leur mission ». En clair, appuyer inconditionnellement l’action du maire et de ses soutiens pour une fusion dès le 1er janvier 2019, en reprenant sans changer une virgule tous leurs arguments. Et pour remplir cette mission, le RPF dispose de moyens financiers non négligeables puisque trois tracts ont déjà été distribués dans toutes les boîtes aux lettres de notre village.
Le RPF regroupe officiellement des habitants de Fourqueux « déterminés à concourir à un toujours mieux vivre ensemble », projet on ne peut plus louable auquel tout le monde pourra adhérer.

Mais ce qui semble plus étonnant, c’est l’anonymat complet recouvrant les responsables de ce rassemblement, un procédé qui tranche avec la transparence complète qu’a choisi le collectif Fourqueux Citoyen. Par ailleurs, les tracts distribués par ce RPF sont une copie presque mot pour mot des discours du maire et de ses adjoints.
Alors qui se cache derrière le RPF ? Certains auraient cru apercevoir à la tombée de la nuit le maire et l’un de ses adjoints arpenter les rues de notre village avec des piles de tracts. Une pure coïncidence probablement !

Nous demandons donc que les responsables de ce collectif se dévoilent et qu’ils montrent précisément leurs sources de financement. Bas les masques !    

 

Quelques réflexions sur cet article : 

  1. Et que dire de ces couleurs crépusculaires ? L’inconscient des membres de ce collectif qui s’exprime sans qu’ils s’en aperçoivent et qui nous annonce la fin de vie de la commune de Fourqueux ?

  2. Le choix du logo est exemplaire: un coucher de soleil. Le choix de l’acronyme l’est aussi: Rouler la Population de Fourqueux?
    L’anonymat aussi m’a frappée. J’ai beaucoup aimé le n. 2 sur le thème «  il faut que tout change pour que rien ne change ».
    Depuis la découverte fortuite du projet (les réseaux sociaux sont critiqués mais parfois utiles) je reste bouche bée face à la « communication » autour de cette absorption décidée par les édiles.

  3. il n’est pas surprenant de ne point connaitre ces membres de « Rassemblement pour Fourqueux » qui est à l’image du mode de communication prôné depuis décembre 2017 par le Maire et ses représentants dans le cadre de ce qui ne devrait être qu’un projet ; attendons la décision des élus le 19 novembre 2018 et découvrir enfin si les citoyens fourqueusiens auront été entendus et écoutés.

Fourqueux : Communication NEF Fourqueux

Les Fourqueusiens descendent dans la rue !

C’est à coup sûr une manifestation inédite à Fourqueux. A l’initiative du collectif Fourqueux-Citoyen, nos concitoyens, lassés de ne pas être entendus par le maire et ses adjoints, descendront dans la rue samedi 10 novembre à midi ! Invités à se rassembler devant la mairie et sur la place de la Grille, ils rediront encore une fois haut et fort qu’ils refusent le projet de fusion-absorption par Saint-Germain-en-Laye qu’on veut leur imposer par la force.

Après avoir répondu à la consultation organisée par la mairie le 30 septembre, les 70 % de votants qui se sont dits opposés au projet de commune nouvelle pensaient être écoutés par leurs élus. Ils se sont heurtés à l’entêtement de leur maire qui, sans tenir aucun compte de ces résultats sans ambiguïté, a fait voter dès le lendemain la modification du périmètre qui se réduit désormais à une grande ville et un petit village…
Écœuré par ce déni de démocratie patent, un collectif de Fourqueusiens s’est constitué pour donner de la voix. La pétition que Fourqueux-Citoyen et NEF ont conjointement lancée le 13 octobre a connu un succès exceptionnel dès sa mise en ligne et continue d’engranger un flux ininterrompu de signatures.

A treize jours du vote solennel par le Conseil municipal, les Fourqueusiens opposés à la disparition de leur village dès le 1er janvier prochain veulent maintenant que leurs élus, à qui appartient au final la décision, constatent de visu l’ampleur de leur mouvement de résistance.

Rendez-vous à 12h samedi 10 novembre devant la mairie  avec nos rubans, banderoles et panneaux .
Mobilisons-nous ! Notre avenir nous appartient !

Pour découvrir le tract de Fourqueux-Citoyen, cliquez ici

Fourqueux : Article paru sur 78 actu, le 7/11/18

Yvelines. Une manifestation contre la commune nouvelle à Fourqueux, samedi

Les opposants au mariage entre Saint-Germain-en-Laye et Fourqueux organisent une manifestation samedi 10 novembre.

Le collectif perçoit toujours le processus en cours de mariage entre Saint-Germain-en-Laye et Fourqueux comme un « déni de démocratie ».

Les opposants à la commune nouvelle vont battre le pavé samedi 10 novembre. Le collectif « Fourqueux-citoyen » organise une manifestation, à midi, devant la mairie pour dire non au projet de mariage entre leur ville et Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

Ce projet, qui pourrait être effectif à compter du 1er janvier 2019 s’il est mené à terme, comprenait, au départ, également les communes de l’Etang-la-Ville et de Mareil-Marly. Ces deux dernières ont récemment jeté l’éponge. Le collectif, né à la suite d’un conseil municipal ayant entériné une étude sur une fusion avec Saint-Germain-en-Laye, perçoit toujours le processus en cours comme un « déni de démocratie ».

Plus de 1900 signatures contre le projet

Les élus n’ont pas tenu compte de la consultation citoyenne organisée par la mairie et qui a fait ressortir le fait que 70 % des Fourqueusiens qui se sont déplacés et se sont exprimés contre le projet actuel de fusion, expliquaient les membres de « Fourqueux-citoyen » dans notre édition du 24 octobre dernier. Le maire n’a pas communiqué ces résultats et a refusé que le vote concernant la poursuite de l’étude se fasse à bulletin secret… Nous ne savons pas si les conclusions de cette étude seront rendues publique. »

Avec cette manifestation, le collectif souhaite « faire comprendre aux élus que la majorité des habitants » serait opposée à cette fusion. Une fusion, qui dans le projet actuel, ne serait, à leurs yeux, qu’une « absorption de Fourqueux par Saint-Germain-en-Laye. »

Une pétition lancée sur Internet par le collectif, a déjà recueilli 1750 signatures et leur pétition « papier » près de 200.

Pratique

Manifestation le samedi 10 novembre à 12h. Rendez-vous Place de la Grille. Le blog du collectif : http://www.fourqueux-citoyen.fr Pour les contacter contact@fourqueux-citoyen.fr

78actu