Adrien Louis de la Porte Du Castellier

Avant la révolution la paroisse de Fourqueux dépendait de l’Evêché de Chartres et relevait de l’Abbaye de Coulombs. Le prêtre de la paroisse était alors un dénommé Laval à la réputation douteuse qui avait prêté serment à la constitution le 23/01/1791 reconnaissant entre autre, que la paroisse de Fourqueux était rattachée administrativement au département de Seine et Oise et à l’obédience de l’Evêque de Versailles. Cet évêque choisi d’ailleurs, Laval pour le suppléer dans son ministère. Fourqueux et Mareil-Marly dépendent du District de StGermain en Laye.

En remplacement du curé Laval, fut nommé un ex-chanoine du non de Adrien Louis de la Porte Du Castellier. Ce religieux n’était pas inconnu des Foulqueusiens, puisqu’il avait exercé auparavant au Prieuré d’Hennemont (devenu un quartier de St Germain en Laye), où il a eu maille à partir avec le District, qu’il accusait haut et fort en tant que prieur, d’ingérence dans les affaires du Prieuré et ensuite il avait exerçait dans la paroisse de St Léger en laye en tant que prieur curé, petite commune de 264 habitants dont le Maire était le citoyen Poivre (devenu également un quartier de St Germain en Laye).(1)

Ce prêtre était décrit comme très grand et un peu voûté, la figure piquée de petite vérole, il était  connu pour son courage et sa sincérité, son imagination débordante, son esprit peu pondéré et son caractère remuant et instable. On sait de lui qu’il était né à Lisieux le 29/07/1744 et qu’il était entré dans les ordres en 1763, à l’âge de 19 ans. Son père Georges Adrien (décédé le 24/03/1781) était écuyer « Bourgeois de Lisieux » et a été inhumé dans l’église d’Hennemont.

Il était « acquis » aux idées nouvelles, et composait des «factums dans un sens patriotique » (mémoires), qu’il faisait distribuer à Paris, ce qui fut considéré par les autorités en place comme une activité subversive et il fut invité à quitter la région.

C’est à cette occasion qu’il séjourna en hollande de 1781 à 1790, puis on le retrouve à l’Abbaye d’Herivaux près de  Luzarches où il exerce la fonction de procureur et où il procède aux opérations de liquidation de ce monastère, (certains l’accuseront de vouloir servir le monastère à des fins personnelles)

Dès lors que la liquidation de ce monastère est réalisée, il se retrouve sans emploi ne disposant que d’une faible pension de 900 livres c’est alors qu’il devient prieur d’Hennemont puis qu’il accepte la cure de St Léger, et enfin celle de Fourqueux en novembre 1792.

A cette même époque (1792),  il y a à Mareil-Marly, un curé nommé Balfourier qui occupe le presbytère (situé à l’emplacement de la mairie actuelle). Mais celui-ci ne s’entend pas avec la municipalité et encore moins avec la population qui lui préfère un capucin du nom de Christophe. Les Mareillois voudraient qu’il soit logé dans une partie du presbytère, ce que refuse Balfourier, et au final voudraient qu’il remplace ce curé.  La situation s’envenime et est portée devant le Directoire qui très embarrassé choisi en fait de ne prendre aucune décision. Finalement, la population Mareilloise très excitée contre le curé Balfourier, le menace de mort et l’oblige à fuir et ainsi à quitter sa cure. En 1793, le directoire ordonne au prêtre Balfourier, par deux fois, de regagner sa cure mais celui-ci refuse arguant que sa vie est menacée ; on déclare alors officiellement la cure vacante. Le Directoire qui ne manquera pas de lui recommander de ne plus retourner à Mareil car il ne pourrait pas le protéger contre la fureur publique. Les Mareillois ne disposant plus de curé dans leur paroisse, se retrouvent donc dans l’obligation de pratiquer à Fourqueux (le capucin ayant lui aussi préféré disparaître).

C’est en novembre 1793, que le District de St Germain en Laye se prononce pour la suppression du culte.

Hors le curé de Fourqueux s’obstine à célébrer chaque dimanche le service divin et à faire sonner les cloches à toutes volées de telle sorte que celles-ci sont entendues jusqu’à « Montagne Bon Air » nouveau nom de Saint Germain en Laye (2). Le Comité de Surveillance de Montagne Bon Air profère alors maintes menaces et accusations contre l’obstination du curé. Ils l’accusent entre autre de fanatisme, de patriotisme exalté, l’accuse d’être un compositeur de texte contre la tyrannie et lui rappelle qu’il a déjà été proscrit en 1781 ! mais celui-ci n’en a cure car il prêche une nouvelle doctrine partagée par ses paroissiens de Fourqueux et Mareil-Marly : « du ciel ouvert à tout l’univers », d’où seront exclus le dogme de l’enfer et celui du démon. (3)

Le matin du 25 décembre 1793 les cloches retentissent à nouveau pour la grande messe de Noel, la foule y est très nombreuse, tous les habitants et officiers municipaux de Fourqueux et de Mareil Marly revêtus de leurs écharpes sont présents et aucun de ses paroissiens n’y trouve à redire.

A l’exception de l’instituteur de Mareil-Marly seul détracteur des théories de Du Castellier qui n’a de cesse que de mettre un terme à cette situation et de le dénoncer auprès des autorités St Germanoise.

Donc, ce 25 décembre 1793, vers 22 heures dans la taverne d’Andre Pierre Beauvais à l’entrée de Fourqueux (café de la Croix Rouge actuel) les habitants présents constatent l’arrivée dans la commune de deux gendarmes suivis des dénommés Henebert et Leger, tous deux membres du Comité de Surveillance de « Montagne Bon Air » qui se rendent à Fourqueux avec pour mission d’arrêter le curé, d’apposer les scellés sur le presbytère et de saisir tous les écrits compromettants.

Ces deux membres du Comité de Surveillance accompagnés des gendarmes se rendent au domicile du Maire de Fourqueux,  Jacques Parise (4) qui est réveillé et sommé de les accompagner au presbytère où ils trouvent porte close. Le prêtre est introuvable (a-t-il été prévenu ?). Les gendarmes forcent la porte et saisissent tous les documents, apposent les scellés puis ils décident de perquisitionner toutes les habitations environnantes dans le but de retrouver le prêtre.

Deux habitants de Fourqueux, Jean Denis Lecomte et Jean Baptiste Hebert se ruent alors vers l’église et font sonner le tocsin en pleine nuit pour donner l’alerte. Toute la population de Fourqueux et Mareil-Marly est ameutée et rapidement une foule grossissante s’amasse devant le presbytère pour entourer le curé subitement réapparu, des armes pointes  parmi les habitants ….

Les gendarmes parviennent toutefois à faire cesser le tocsin qui génère un son hallucinant et comprenant la situation décident de ne pas procéder à l’arrestation du curé et décident de se retirer de la commune.

Dés le matin du 26 décembre les habitants supplient le curé de quitter Fourqueux et d’aller se cacher. Ceux ci sont effrayés par leur audace de la veille et du danger qui menace leur prêtre les gendarmes et les membres du Comité de Surveillance les ayant menacés d’un prompt retour pour remettre de l’ordre dans la communauté.

Ce qui fut fait dès le soir même.

Ce soir là, vers 23 heures le Maire, Charles Hurand et les officiers municipaux de St Germain, des notables et les deux commissaires se mettent en route pour se venger de l’échec de la veille, ils sont accompagnés par une véritable armée constituées de 20 gendarmes à cheval, 80 gardes nationaux et 40 soldats de l’artillerie révolutionnaire équipés d’une pièce de canon, en tout 140 hommes !

Les 12 coups de minuit sonnent lentement du clocher lorsqu’ils arrivent à Fourqueux. Ils constatent alors que tous les habitants sont reclus dans leur maison. Il n’y pas « âme qui vive » dans les rues de Fourqueux. Toute cette équipée se dirige alors vers le presbytère et n’y trouve qu’un gamin apeuré de 13 ans qui n’est autre que le domestique du prêtre, ils saisissent alors tous les papiers et procèdent à la destruction de tous les meubles. Mais ne trouve pas le prêtre qui a quitté le village.

De fureur, ils investirent toutes les maisons de Fourqueux pour procéder à des perquisitions. Ils saisissent 19 fusils, 22 sabres, de nombreux couteaux de chasse et de nombreuses épées, 36 piques, 17 pistolets, 1 hache et 2 baïonnettes emmanchées d’un pique, toutes ses armes sont remises sans résistance de la population qui n’a d’autre choix.

Reste à châtier la population puisque celle-ci s’est insurgée le 25 décembre au son du tocsin. Les officiers municipaux de St Germain décident alors de la priver de tous moyens d’exprimer sa foi. Les cloches sont descendues et brisées et les débris ramassés par les hommes d’armes pour être remise au District. Puis, la troupe triomphante reprend ensuite sa route vers « montagne bon air » emmenant toutefois avec elle une douzaine de prisonniers pour être écrouée dans les geôles du château de St Germain. Parmi les citoyens arrêtés ont trouve Jean Baptiste Hebert, Jean Jacques Beauvais et Bernard André Rousset, tous les officiers municipaux de la commune et la femme de Jean Vallée.

Le sort de ses prisonniers ne manque pas d’être inquiétant, toutefois et contre toute attente, l’accusateur public, décide qu’aucune sanction ne sera retenue, ces habitants étant reconnus comme « égarés, mais non coupables », ils seront libérés progressivement entre le 19 janvier et fin mars 1794. Cette indulgence s’explique probablement par les relations fréquentes établies entre les Foulqueusiens et les St Germanois, grâce au commerce qui unit les paysans, les maraîchers et vignerons de Fourqueux aux bourgeois de St Germain puisqu’ils sont fournisseurs et clients.

On sait que le principal instigateur de cette révolte, Adrien Louis de la Porte Du Castellier, fut arrêté à Paris le 6 janvier 1794 et enfermé à la Conciergerie. Il avait eu la mauvaise et prompte idée pour survivre de proposer aux aubergistes parisiens du vin de Fourqueux, ce qui l’amena à contacter les vignerons de la commune, mais le courrier fut intercepté par la police qui n’eut qu’à le trouver à l’adresse qu’il avait mentionné sur son courrier pour la réponse.

Adrien Louis de la Porte Du Castellier a été décapité le 25 prairial An III, (14 juin 1795).

Du Castellier était un « genovefain » (5) membre de la congrégation de France et il observait la règle de St Augustin.  Il portait une robe blanche recouverte d’un manteau noir. Lors de son élection comme curé de Fourqueux (26/11/1792) il se vantait de lutter depuis 15 ans « contre les vains efforts des tirants ».

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(1) : « Un arrêté du district, daté du 1 pluviôse an II (20 janvier 1794), réunit à Saint-Germain la petite commune de Saint-Léger qui apporte alors un grand nombre de terres agricoles et de vignes à la cité. » La comparaison des superficies de la paroisse de St Léger (658 arpents) et de celle de St Germain (378 arpents 48 perches) montre l’importance de l’apport de Saint-Léger !
(2) : Montagne du Bon Air est le nom révolutionnaire de Saint-Germain-en-Laye, le onzième jour de Brumaire an II, c’est à dire le 1er novembre 1793. A l’automne 1793, la politique de déchristianisation entraîne le changement du nom des rues et des places publiques: la place Royale devient place de la révolution, la rue Saint-Jacques : rue de l’égalité et la rue Saint-Christophe : rue de la Liberté.
(3) : « du ciel ouvert à tout l’univers » : Extrait de l’ouvrage de Pierre Maurice Masson « La religion de Jean Jacques Rousseau »« Pour le sentir il suffit de comparer l’opuscule auquel je songe, le ciel ouvert à tout l’univers, de Dom Louis, qui fut composé et paru en 1782, avec un autre factum théologique, qui porte presque le même titre, et qui a été  publié seulement en 1768, c’est Le ciel ouvert à tout les hommes, de Pierre Cuppé. »
 (4) : Jacques François Parise (Cultivateur, né le 20/8/1746 à Fourqueux, décédé le 13/9/1799 à Fourqueux, époux de Catherine Rosalie Clerambourg, neveu de Charles Bégé), Maire de Fourqueux de 1792 à 1803, succédant à Jean Sébastien Clérambourg, 1er Maire de Fourqueux de 1791 à 1792.
(5) : La congrégation de France est une congrégation française de chanoines dont l’abbaye-mère était l’abbaye Sainte-Geneviève de Paris d’où le nom de génovéfains donné à ses membres qui observaient la règle de saint Augustin. Les chanoines portaient une robe blanche et un rochet, ainsi qu’un manteau noir hors du couvent.
CURES DE FOURQUEUX et MAREIL-MARLY : Selon les archives, un prêtre fut nommé à Fourqueux le 24/02/1803, il s’agissait de Michel Verrier qui assurera la cure jusqu’au 31/12/1804 où il fut remplacé par Charles Debut qui assura la prêtrise jusqu’en 1814, il serait mort à Fourqueux. Il fut remplacé par Etienne Nicolas Mazion. Le premier prêtre qui aura officiellement la charge des paroisses de Fourqueux et Mareil-Marly fut nommé le 27/02/1921, il s’agissait d’Alexandre Rosat.
Petit rappel historique : Le 5 octobre 1793, la Convention, pour déchristianiser la société, supprime, en imposant le calendrier républicain, les dimanches et fêtes. Noël, Pâques, Pentecôte, l’Assomption, la Toussaint disparaissent.

Elle fait enlever les noms des saints des villes, places, avenues et rues.

Par le décret du 6 novembre 1793, elle autorise les communes à supprimer les paroisses ce qui a pour effet d’anéantir l’Eglise constitutionnelle, oeuvre de la Révolution ! Notre-Dame de Paris est transformée en Temple de la raison.

Deux arrêtés prescrivent que les enterrements se feront sans prêtre et sans croix.

En décembre, les fermetures d’églises se généralisent et on descend les cloches. Enfin, les cultes catholique et protestant sont interdits.

Couvents et séminaires sont transformés en casernes et prisons ou voués à la démolition.

L’opinion publique n’adhère pas à la déchristianisation. Les gens opposent la force d’inertie aux mesures qu’ils n’admettent pas. Ils manifestent leur attachement au dimanche. Ils veulent les cloches, les processions, les pèlerinages et leurs cantiques, les fêtes votives, les statues de la Vierge Marie, des saints patrons des villages, des paroisses, des métiers, les confréries.

Les églises resteront fermées jusqu’en 1800. 
La déchristianisation (1793/1794) http://www.histoire-en-questions.fr/revolution…/1789-pretres-refractaires-enterrements.html

Sources :

* Bulletin de la Commission des antiquités et des arts (Versailles. 1914) – 1914-1969
* Deux jurés du tribunal révolutionnaire : Vilate « le petit maître » / Alphonse Dunoyer – 1909
* Le District de Saint Germain 1792-1796 / Docteur J. Chabaud

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HISTOIRE : FOURQUEUX, le 14 avril 1789

Archives parlementaires – Cahiers des Etats généraux

Des plaintes, doléances et remontrances que font les habitants de la paroisse de Fourqueux au Roi et nos seigneurs des Etats généraux

Art. l. Qu’il sera employé tous les moyens possibles de parvenir à l’administration de la justice la plus prompte et la moins dispendieuse, tant en matière civile, criminelle que de police.

Art. 2. L’objet le plus important, et qui mérite la plus sérieuse attention, est de pourvoir, aussitôt l’ouverture des Etats généraux, le plus promptement possible, au taux du pain, et d’en fixer le prix proportionné, afin que tous les pauvres journaliers et artisans chargés de famille puissent vivre; lesquels sont dans la plus grande indigence et meurent de faim, ainsi que tous les pauvres vignerons, manouvriers, haricotiers et ouvriers de la campagne; personne n’ignore que le pain est la vie et l’âme de tous les talents, arts et commerce.

Art. 3. Que toutes les personnes, de quelque état et condition qu’elles soient, convaincues de monopole sur les grains, blés et farines, soient punies corporellement et même de mort en cas de récidive.

Art. 4. Qu’il sera établi des magasins de blés dans différentes parties du royaume, dans les temps commodes, entretenus, renouvelés dans
les temps convenables, pour pourvoir aux disettes qui pourraient arriver à l’avenir.

Art. 5. Que l’on emploie les moyens les plus prompts pour donner des secours aux pauvres cultivateurs de la campagne, qui sont surchargés d’impositions depuis longtemps, et notamment à ceux qui ont éprouvé les accidents les plus fâcheux des orages et de la grêle, arrivés dans le courant de l’année dernière, et qui ont perdu toutes leurs récoltes qui étaient le prix de leurs travaux les plus pénibles ; qui sont encore affligés que leurs vignes soient gelées des fortes gelées de l’hiver dernier, et notamment à la paroisse de Fourqueux, dont le territoire est gâté et qui n’a aucune espérance de récolte, et que n’ayant aucune autre ressource que la vigne, est dans le plus pressant besoin qu’on lui donne des secours.
Observant que la paroisse n’a eu aucune part à tous les secours qui ont été donnés aux paroisses voisines.

Art. 6. Que tous les privilèges et exemptions pécuniaires des nobles, du clergé et de tous les privilégiés généralement quelconques, seront éteints et supprimés, entendant par là supprimer spécialement les banalités quelconques, comme onéreuses aux peuples.

Art. 7. Qu’il sera créé et établi un impôt sous la dénomination de subvention, qui sera levé sur tous les propriétaires et possesseurs de fiefs, fonds de quelque état et condition qu’ils soient, pour le payement et acquit des dettes et charges de l’Etat. Pour lequel impôt de subvention, il serait nécessaire (rétablir un fermier dans chaque endroit.

Art. 8. Qu’il sera établi un ordre dans le ministère et dans le gouvernement, pour que les deniers provenant des impôts soient sagement distribués, et employés pour l’acquit des dettes et charges de l’Etat, et pour tous autres objets nécessaires pour l’éclat et la splendeur du trône ; qu’il en sera rendu un compte exact à l’assemblée desdits Etats généraux, qui sera renouvelée tous les trois ans.

Art. 9. Que les maîtrises et capitaineries seront supprimées, comme dévorant par avance l’espérance du pauvre cultivateur, et donnant lieu à un grand nombre de vexations.

Art. 10. Que le gibier et les pigeons seront entièrement détruits, comme étant très-onéreux aux cultivateurs et faisant un tort considérable aux récoltes, ce qui cause un très-grand préjudice à l’Etat.

Art. 11. Que, par le moyen de l’impôt de subvention, ci-devant énoncé à l’article 7, qui rendra un produit considérable, et qui sera fixé par les Etats généraux, seront supprimés les impôts qui suivent : la taille, capitation, vingtièmes, aides, gabelles, fermes générales, régies générales, droits domaniaux, imposition du clergé, etc.

Art. 12. Que les dîmes ecclésiastiques seront évaluées et perçues par le fermier du Roi, qui lèvera l’impôt de subvention en nature ou en argent, pour en être compté aux ecclésiastiques par le fermier du Roi.

Art. 13. Qu’il n’y aura qu’un même poids et qu’une même mesure pour tout le royaume, pour toutes choses généralement quelconques.

Art. 14. Que tous les privilèges exclusifs, pour toutes choses généralement quelconques, seront éteints et supprimés.

Art. 15. Que les pouvoirs donnés aux députés pour les Etats généraux cesseront, l’année expirée, à compter du jour de l’ouverture desdits Etats généraux, passé lequel temps lesdits pouvoirs demeureront nuls, sauf de renouveler, s’il y a lieu.

Fait au banc de l’œuvre, dans l’église paroissiale de Fourqueux, le mardi de Pâques, issue de vêpres, 14 avril 1789, et ont signé lesdits habitants avec nous et notre greffier.

Signé : P.-N. Latinois ; P. Beauvais ; C. Hébert ; D.-T. Bégé ; J. Cayeux ; J.-B Beauvais ; J.-J. Latinois ; B .Beauvais ;  D. Beaugrand ; C. Lecointe ; J.-B. Jouan ; J.-B. Charpentier ; D. Beauvais ; J.-A. Rousset ; D.-F. Clérembourt  ; J.-A. Rousset ; P. Gilbert ; N. Malloré ; J.-C. Perruque ; L.-F. Hébert

Archives numériques de la Révolution française – Stanford University Libraries

Histoire d’eau à Fourqueux

En 1927, pour procéder au prolongement d’une canalisation d’eau, il fut demandé aux riverains de verser une quote-part financière à la Mairie de Fourqueux.

Mr Mery, demeurant rue de Fourqueux à St Germain, propriétaire de nombreux terrains sur la Commune de Fourqueux, personne fortunée et bienveillante fut donc sollicité en tant que riverain de cette canalisation.

Ce Monsieur décida de verser à la Commune une somme bien supérieure à celle demandée, contribution généreuse que ne justifiait aucunement la valeur de ces terrains.

Mr Mery versa donc la somme de 500 francs avec la satisfaction du devoir accompli.

« On ne manquera pas, pensa t il, de me remercier de cet impôt volontaire« .

Il fut en effet remercié, par un courrier émanant du Service des impôts lui demandant le paiement de la somme de 36 francs correspondant au droit d’enregistrement. Mr Mery fit alors remarquer a ce service qu’il lui semblait logique d’être dispensé du paiement de cette somme en raison du don qu’il avait versé.

Quelques mois s’écoulèrent et Mr Mery ne pensait plus à cet incident lorsqu’il reçut un courrier du Maire de Fourqueux.

Fourqueux, le 21 février 1927
Monsieur,
J’ai l’honneur de vous informer que la circulaire vous invitant à verser le montant de votre souscription au fonds de concours pour la canalisation d’eau, et qui vous été adressée, indiquait « que les frais de timbre, enregistrement et expéditions du traité spécial, seraient réglés au prorata de chaque souscription. »
Comme ce versement est très urgent, je dois vous prévenir que j’adresse le montant de votre part, soit 36 Frs à Mr le Percepteur, lequel prendra les mesures nécessaires.
Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations empressées. 
Le Maire, CHAMPY

Pas de remerciements, mais des menaces : Si Mr Mery s’entête à ne pas payer, le percepteur lui adressera une sommation sous peine de saisie-vente.

On comprend pourquoi Mr Mery, membre actif et généreux du Syndicat du Plateau de Fourqueux (Syndicat agricole) a décidé de démissionner de celui-ci ….

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Histoire – FOURQUEUX – Fourqueux en Bazoches

FOURQUEUX EN BAZOCHES

Savez-vous que Fourqueux a porté le nom de Fourqueux en Bazoche au XVeme siècle ?

Année : 1493

Papiers de famille d’Ancien Régime, Bouvard (Michel, seigneur de Fourqueux)

Bail à cens de trois arpents en friches, près le rû de Buzot, fait par Louis de Montmirel, seigneur de Fourqueux-en-Bazoches, clerc du Roi en sa Chambre des Comptes, à Berthelin, laboureur ; – de quatre arpents de terre, assis au creux de Fourqueux-en-Bazoches, à Ivonnet Baron ; – de six arpents de terre, friches et bois, assis Fourqueux-en-Bazoches, à Berthelin de Hautecourt ; – de quatre arpents en friches, sis à Fourqueux-en-Bazoches, à Jean Fremy, bardellier ; – de deux arpents de terre, lieu dit La Glézière, à Philippe et à Jean Cléremboult ; – de six arpents, lieu dit Hézard, à Pierre Plessart, couvreur en chaume. A titre de censive et de rente, vingt-quatre arpents de terre baillés par Louis de Montmirel, seigneur de Fourqueux ; – de quatre arpents de terre en friche, sis à Fourqueux, à Jean Cléremboult ; – de deux arpents de terre, lieu dit le Vau, à Alain Baron, laboureur.

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